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L'étude 2006
Impact Chine 2006
SECOR-TAKTIK a conduit en 2006 une étude syndiquée, soutenue par plusieurs grandes institutions financières du pays, concernant l'impact de l'essor économique de la Chine sur l'industrie québécoise.
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L'étude 2007
Riposte Chine 2007
En 2007, SECOR-TAKTIK prolonge l'étude Impact Chine 2006 par une étude sur les stratégies de riposte développées par les entreprises québécoises, canadiennes et européennes.
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| RessourcesChina's coming environmental Crash.
The great leap backward : China’s coming environmental crash
Elizabeth Economy
Foreign Affairs September/October 2007
Dans la dernière livraison de la revue Foreign Affairs, Elisabeth Economy donne de larges extraits du livre qu'elle vient de publir : «The river Runs Black : The environmental challenges to China’s future ».
Madame Economy est directrice des Asia Studies au Council of Foreign Relations. Elle participait également, la semaine dernière, avec d’autres économistes de stature internationale, à une table ronde organisée sur Internet pendant quatre jours par le New York Times sous le titre "Choking on growth".
Elle apport au sujet un grand nombre d'informations quantitatives intéressantes. Selon elle, le mécontentement des pollutions chinoises touchées par la pollution, qu'il s’exprime à travers des lettres ou par des coups de téléphones adressées aux autorités locales, serait en augmentation de 30% par an et pourrait dépasser 450 000 plaintes en 2007.
Elle reprend également des chiffres donnés au printemps 2006 par Zhou Shengxian, le premier responsable des questions d’environnement en Chine, selon lequel il y aurait eu en 2005 environ 51 000 mouvements de protestation liés aux effets de la pollution, soit prés de 1000 par semaine…
Autres données significatives : Fatih Birol, économiste en chef de l’Agence Internationale pour l’énergie, a déclaré en Avril dernier que dans 25 ans la Chine émettra deux fois plus d’oxyde de carbone que tous les pays de l’OCDE réunis. Pour ce qui est de l’émission de particules dans l’air, l’agence américaine pour la Protection de l’environnement estime que, certains jours, 25% des particules en suspension dans l’air que l’on respire à Los Angeles proviennent de Chine.
Les faits sont nombreux et, comme l’écrit l’auteur « bien documentés ». L’interprétation que l’on peut faire de la situation est plus délicate. On observe d’ailleurs, entre le début et la fin de ce long article un assez curieux changement de ton.
Les premières pages sont extrêmement dures pour les autorités chinoises, accusées, sur un ton nettement condescendant (« patronizing » est le verbe anglais qui exprimerait parfaitement l’impression que laisse le texte), de ne pas faire ce qu’elles disent, soit par duplicité soit par incompétence.
La posture du donneur de leçons est toujours difficile à légitimer. Le lecteur est parfois un peu gêné quand des organismes de classe mondiale comme l’OCDE expliquent dans leurs rapports que tel ou tel pays devrait suivre telle ou telle politique. Après le fiasco des leçons données par la Banque Mondiale à de nombreux pays du Tiers-Monde, c’est un exercice qui est assez mal perçu, particulièrement dans les pays en développement.
Or on se retrouve ici avec une personne dont la compétence est reconnue, mais qui semble indifférente au fait qu’elle donne des directives et distribue des mauvaises notes à une nation d’un milliard trois cents millions d’habitants qui n’a peut-être pas attendu Madame Economy pour s’inquiéter de ce problème. Le fait que le texte soit truffé de références à ce que les Etats-Unis et les ONG américaines pourraient faire si on leur laissait le champ libre ne fait qu’accroître le malaise….
Vers la fin du texte, le ton change, se fait plus neutre et conciliant, l’auteur semble accepter de les considérer comme des interlocuteurs responsables et souligne certains exemples positifs de coopération avec les Etats-Unis dans ce domaine.
Sur le fond cependant, elle a raison de dire que «quelque chose doit céder » (something has to give up) dans le modèle de développement économique chinois. Indépendamment de ses conséquences pour les pays environnants et le reste du monde, il est insoutenable à long terme pour les Chinois eux-mêmes. C’est la suffocation qui les guette (le titre choisi par le New York Times pour sa table ronde « chocking on growth » est très bien vu).
Mais qui décidera du moment où il faudra limiter la croissance dans sa nature et dans son intensité, et comment le faire? Aucun des pays aujourd’hui développés ne s’est préoccupé cela jusqu’ici. Et la contribution des Etats-Unis à la résolution de ce genre de problème, depuis qu’au sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, le premier président Bush avait déclaré « the american way of life is not negotiable », n’est pas très visible.
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